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Procès du RN : l’avenir présidentiel de Marine Le Pen suspendu aux choix de la cour d’appel 

4 février 2026

Procès du RN : l’avenir présidentiel de Marine Le Pen suspendu aux choix de la cour d’appel

À l’issue de son procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen fait face à une situation judiciaire aux lourdes conséquences politiques. Le parquet a requis contre la dirigeante du Rassemblement national quatre ans de prison, dont trois avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, sans demander d’exécution provisoire.

Si la cour d’appel suivait ces réquisitions, la question d’un éventuel pourvoi en cassation deviendrait centrale pour ses chances de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. En droit français, la situation reste juridiquement incertaine. Selon une jurisprudence ancienne de la Cour de cassation, un pourvoi pourrait réactiver l’exécution provisoire prononcée en première instance en 2025, rendant immédiatement applicable l’inéligibilité. À l’inverse, une décision plus récente du Conseil d’État estime que, en l’absence d’exécution provisoire en appel, la peine complémentaire serait suspendue jusqu’à la décision de la Cour de cassation.

Cette divergence de jurisprudences crée une zone de flou qui semble dissuader Marine Le Pen d’envisager un pourvoi. Déjà inéligible depuis mars 2025 à la suite de sa condamnation en première instance pour détournement de fonds publics, la seule issue clairement favorable à une candidature en 2027 serait une peine d’inéligibilité réduite par la cour d’appel, inférieure à deux ans, et donc purgée avant l’échéance présidentielle.

Le verdict de la cour d’appel est attendu avant l’été 2026, après une dernière audience prévue le 12 février. En attendant, le Rassemblement national anticipe l’après-Le Pen. Les sondages récents montrent un avantage croissant pour Jordan Bardella, désormais perçu par une majorité d’électeurs RN comme le candidat naturel du parti pour 2027.

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