
Que cesse le massacre des innocents
Il y a des colères qui ne se dissipent pas, des colères qui s’accumulent comme des plaques
tectoniques sous les dictatures. L’Iran est ce séisme permanent. On massacre sa jeunesse, on
étrangle ses femmes, on bâillonne sa liberté au nom d’un obscurantisme d’État qui n’a plus
rien d’un projet religieux mais tout d’un système de terreur. Chaque jour, des noms s’ajoutent
à la liste des martyrs anonymes : des filles de vingt ans, des garçons à peine sortis de
l’adolescence, des rêveurs, des poètes, des étudiants — tous coupables d’aimer la vie plus que
la soumission.
Il y a dans ce pays un peuple qui crie, un peuple qui pleure, un peuple qui refuse. Un peuple
qui, malgré les prisons, malgré les coups, malgré les pendaisons, malgré les procès truqués,
continue de lever la tête. Ce peuple ne demande pas la lune — seulement la dignité. Et cela
suffit à déclencher la rage des mollahs, des bassidjis, des juges corrompus et de tous ceux qui
administrent la peur comme une politique publique.
Pendant ce temps, nous ici, nous regardons. Nous commentons. Nous relativisons. Nous
calculons nos intérêts stratégiques pendant que des adolescentes tombent dans la rue pour un
voile qu’elles ne veulent plus porter. Il faut cesser de parler de « tensions », de « difficultés »,
de « répression »… Ce n’est pas une difficulté : c’est un massacre au ralenti. Ce n’est pas une
répression : c’est une dictature théocratique qui abat sa jeunesse comme d’autres abattent du
bétail. Et chaque jour où nous euphémisons la réalité, nous participons au mensonge.
L’infamie du régime islamiste iranien ne date pas d’hier. Elle s’est perfectionnée. Elle s’est
structurée. Elle s’est militarisée. Elle a appris à torturer en silence, à exécuter sans bruit, à
effacer des vies avec la même banalité qu’on efface une ligne de texte. Mais ce qui change
aujourd’hui, c’est l’énergie qui monte : une jeunesse qui n’a plus peur parce qu’elle n’a plus
rien à perdre. Une génération qui veut danser, aimer, chanter, étudier — et qui a compris
qu’on ne négocie pas avec ceux qui veulent tuer le rire.
Il faut le dire sans détour. Que cesse le massacre des jeunes en Iran ! Qu’on arrête d’habiller
cette barbarie avec le vocabulaire de la diplomatie. Qu'on cesse de donner des titres de
respectabilité aux bourreaux. L’histoire nous demande une seule chose : ne pas détourner les
yeux. Les grandes libertés du monde ont souvent commencé par les cris d’une jeunesse que
personne ne prenait au sérieux. Aujourd’hui, ces cris viennent de Téhéran, de Machhad, de
Chiraz, d’Ispahan. Ils traversent les murs, les prisons et les interdictions. Ils nous parviennent.
Et nous avons un devoir simple : ne pas les laisser mourir.
Kamel Bencheikh
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