
Les manifestations antigouvernementales se poursuivent en Iran, dans un contexte marqué par une coupure quasi totale d’internet. Depuis plus de deux jours, les communications avec l’extérieur sont fortement restreintes, rendant extrêmement difficile l’accès à des informations indépendantes et laissant planer une grande incertitude sur la situation à l’intérieur du pays.
Depuis la nuit dernière, seules quelques images et vidéos ont réussi à circuler à l’échelle internationale. Bien que fragmentaires, ces contenus suggèrent que la mobilisation ne faiblit pas. Des observateurs estiment au contraire que le black-out numérique a renforcé le sentiment d’urgence, tout en augmentant les risques pour les manifestants comme pour les forces de sécurité.
Dans plusieurs vidéos diffusées avant la coupure, un slogan revient avec insistance :
« Nous n’avons plus peur. Nous nous battrons. »
De nombreux Iraniens soulignent que cette révolte ne s’est pas construite en un jour, mais qu’elle s’inscrit dans un long cycle de frustrations accumulées — 47 années de répression politique, d’humiliations, de difficultés économiques et de marginalisation des voix dissidentes. Les partisans du mouvement décrivent les manifestations comme l’expression d’une génération longtemps réduite au silence, qui revendique aujourd’hui sa dignité et son droit à un avenir, appelant la communauté internationale à prêter attention.
Les analystes rappellent que les périodes de coupure des communications ont historiquement été parmi les plus dangereuses. En l’absence d’images, de témoignages en direct et de mécanismes de vérification indépendants, les actions des autorités échappent davantage au regard public.
Les prochaines heures pourraient s’avérer décisives : elles détermineront si la contestation continue de s’étendre ou si elle est brutalement réprimée, si les forces de sécurité font preuve de retenue ou se mobilisent pleinement, et si l’attention internationale joue un rôle dissuasif — ou si son absence favorise une escalade.
Il ne s’agit pas, selon les observateurs, de prédire l’issue du mouvement, mais d’identifier un moment charnière. Les précédents en Iran montrent que les phases de silence imposé ont souvent coïncidé avec des poussées de violence particulièrement sévères.
Malgré le black-out, les Iraniens ont régulièrement recours à l’expression artistique et symbolique comme moyen de résistance à la censure et à l’oppression.
Parmi les gestes les plus marquants figurent l’usage d’une colombe blanche comme symbole de liberté, la modification du drapeau iranien — dont l’emblème de la République islamique est remplacé par l’ancien symbole du Lion et du Soleil — ainsi que de puissants hommages visuels inspirés par un homme qui, dès le premier jour des manifestations, s’est assis, désarmé, face aux forces de sécurité.
Une image en particulier a profondément marqué les esprits. Filmée sous un autre angle, elle montre une foule s’asseoir derrière lui, puis, fait rare, des agents de sécurité s’asseoir à leur tour, s’abaissant au même niveau que les manifestants.
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