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Au Québec, le débat sur la laïcité révèle une ligne de fracture claire 

20 avril 2026

D’un côté, des personnalités publiques, des intellectuels et des organisations comme le Mouvement laïque québécois ou le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux rappellent une exigence simple : préserver un espace commun neutre, où croire ou ne pas croire reste une affaire intime.

De l’autre, certaines associations militantes comme le Conseil National des Musulmans Canadiens (CNMC) ou l’Association Canadienne des Libertés Civiles (ACLC) contestent des lois comme la Loi sur la laïcité de l’État au nom d’une liberté de conscience étendue jusqu’à la visibilité religieuse dans les fonctions publiques. Rien que ça !  

C’est là que le débat se tend : croire ou ne pas croire relève de l’intime. Mais le port du voile, du hijab, du niqab, le prosélytisme ou les revendications d’accommodements religieux dans les institutions ne relèvent plus seulement de la conscience individuelle. Ils engagent l’espace collectif québécois, quoi qu’il advienne.

La laïcité, telle qu’elle est défendue aujourd’hui au Québec, n’est pas une attaque contre les religions. Elle est une protection, celle d’un cadre commun où personne ne s’impose à personne, où l’État reste neutre, et où l’universel prime sur les appartenances.

Le vrai enjeu est là ! Voulons-nous une société fragmentée en droits particuliers, ou un espace partagé où chacun, quelles que soient ses convictions, accepte des règles communes pour vivre ensemble ?

Kamel Bencheikh

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